Kokorico de Jean-Paul Gaultier, le parfum

Près de seize ans après son lancement, le Mâle de Gaultier continue de caracoler en tête des ventes de parfums masculins.

Son association déroutante et osée de menthe, lavande et vanille restera à jamais imprimée dans notre imaginaire olfactif. On aime ou on aime pas : c’est le parfait reflet de l’homme Gaultier.

Depuis, se sont enchaînés de nombreux flankers plus ou moins réussis, dont La Fleur du Mâle et le récent Mâle terrible. Unique extension de l’expérience olfactive masculine jusqu’à présent, Monsieur se veut une « friction parfumée » plutôt qu’un jus travaillé.

Il était donc grand temps que notre canaille préférée vienne bousculer à nouveau les codes du parfum au masculin.

Kokorico.

On n’aurait pas pu mieux trouver pour un parfum qui s’annonce en fanfare.

Lorsque Gaultier rencontre Olivier Cresp et Annick Menardo, les nez du parfum, il leur demande une interprétation olfactive du « cri » : le cri vantard du coq, le cri de conquête d’un homme-guerrier, le cri de jouissance du garçon comblé… Un parfum sexué donc.

L’homme Gaultier est un homme pluriel : mi-voyou, mi-mondain, il est extrêmement masculin mais étonnamment féminin. Ces leitmotiv, qui traversent les différentes collections de prêt-à-porter homme tel un fil de couture, se retrouvent partout dans le parfum.

Tel un tourbillon, Kokorico s’empare vite de celui qui s’y frotte. Les premières notes de fève de cacao séduisent par leur gourmandise brute. Ce n’est pas un cacao sucré issu de la fabrication industrielle, mais un extrait naturel traité en amertume grâce à une technique de « Nature Print » pratiquée dans les laboratoires Firmenich.

A la richesse du cacao vient s’ajouter la douceur des feuilles de figuier. Cette masse veloutée se voit dérangée par la moiteur du patchouli, note masculine par excellence.

Les racines tribales du vétiver et la grandeur du cèdre complètent ce tableau viril, sensuel et pourtant nerveux.

Torride, l’univers de Kokorico érotise délicieusement ce jus aphrodisiaque. Si au premier regard le flacon en forme de tête pensante prête au parfum un air sculptural, voire sérieux, se révèle ensuite la silhouette du célèbre flacon-torse.

L’iconique « can » est recyclé en boîte à film écarlate glossy pour rappeler les rideaux rouges du cabaret. Crâneur mais chic, ce parfum se destine aux hommes au goût affirmé.

Le packaging façon boîte à film est la première d’une série de références empruntées à l’univers du cinéma. Les plumes, écarlates et noires rappellent la décadence dramatique dont ce créateur-showman s’est inspiré tout au long de sa carrière.

Toujours dans cette optique, le film publicitaire signé Jean-Baptiste Mondino met en scène un sulfureux Jon Kortajarena. Le top model basque sublime une création en plumes à mesure qu’il se cambre et se déhanche avec fierté.

Triomphant et aguicheur, Kortajarena émerge tel une créature sublime, l’essence même du masculin façon Gaultier.

La gamme Kokorico sera en vente à partir du 29 août 2011.

A découvrir sur le site www.jeanpaulgaultier.com.

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Richard Bridgman

RICHARD BRIDGMAN, Editor at large

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26 ans, Paris & London, fashionaholic. "Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'on croit"

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2 RÉACTIONS

  1. Richard a commenté, le 10 juillet 2011 à 01:01

    Très bel article, l’illustration de JPG lunaire est géniale.

    Si vous le souhaitez le visitez voici l’adresse de mon site :

    http://www.parfumsetsensations.com

    Cordialement,

    Richard

  2. Habit Rouge, L’eau : le film a commenté, le 17 octobre 2011 à 00:01

    [...] la sensualité et le rythme du spot télévisé de Kokorico de Jean Paul Gaultier, la publicité sera diffusée dès la fin du [...]

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