180 ans de Guerlain : Premier épisode

À l’occasion des 180 ans de la maison Guerlain, je me suis rendu à l’événement organisé au musée Rodin, privatisé pour l’occasion.
Le rendez-vous était donné à l’hôtel Meurice à 9h30 pour prendre un petit-déjeuner en compagnie de sept autres blogeurs invités à l’occasion. Ce n’est pas un hasard puisque la première boutique de la marque se trouvait à l’entrée.
En attendant les derniers retardataires, nous avons pu discuter avec l’équipe Parfums de Guerlain et son directeur général Laurent Boillot. Chose rare, nous n’avons pas eu le droit à la question récurrente « Alors ! Parlez-moi des blogs, qu’est-ce? » mais plutôt un débat animé avec une équipe qui connaissait bien le sujet et nous suivait depuis plusieurs mois.

Direction le 68 Avenue des Champs Élysées pour visiter la première boutique de la maison Guerlain, bâtiment commandé et dessiné par la famille alors que cette avenue était encore champêtre. Classée au patrimoine, elle regorge d’histoires, comme ses présentoirs d’époque, ses boîtes à savons ou encore ses flacons soufflés par Baccarat.


Au premier étage se trouve un magnifique couloir doré du sol au plafond avec plus de 350 000 mosaïques d’or disposées de manière irrégulières pour donner vie aux murs.

Notre première attention se porte sur le centre de la pièce où se trouvent d’innombrables parfums éclairés par un lustre d’époque décoré de mailles dorées. C’est alors que l’on prend conscience de l’héritage de la maison Guerlain qui possède aujourd’hui plus de 500 parfums à son catalogue ! Il faut dire que Jean-Paul Guerlain avait créé à seulement 18 ans un des parfums phares… Vetiver.

Poète à ses heures, on retrouve sur les murs de la boutique quelques courtes lignes écrites, ode aux femmes.
Pour éveiller la curiosité des clients, Guerlain a créé une collection d’essences de fleurs et matières premières précieuses comme la rose barbare, angélique noire, cuir beluga, bois d’arménie, iris ganache et cruel gardernia. À retrouver en boutique sous l’appellation « Arts et Matières ».

Nous sommes ensuite conviés dans le salon privilégié pour découvrir quelques parfums et connaître les histoires qui se cachent derrière chaque création.

On apprend ainsi qu’un des premiers parfums de Guerlain, Eau de Cologne Impériale 1853 fut produit sur mesure pour l’épouse de Napoléon III, Eugénie de Montijo afin de calmer ses maux de tête. Un succès immédiat qui lui valut le titre de « parfumeur breveté de sa majesté ».
Quelques dizaines d’années plus tard, Jicky, un des premiers parfums à utiliser des molécules de synthèse. « Jicky, c’est l’émotion offert dans un flacon ».

L’heure bleue en 1912, bouquet de roses adoucies d’iris, de violette et de vanille évoque le moment préféré du créateur « la nuit n’a pas encore trouvé son étoile ».
Shalimar, sans conteste le parfum le plus audacieux de Jacques Guerlain, inspiration voluptueuse d’une histoire d’amour indienne.

Mon parfum favori, Habit Rouge (1965), est une inspiration de l’art équestre, sport très présent dans la famille du créateur. C’est également un des premiers parfums masculins à posséder sa touche de féminité grâce à une pincée de vanille.
Nous ne pouvions passer à côté du travail du designer Andrée Putman qui a merveilleusement bien travaillé les volumes des lieux en gardant l’esprit d’origine de la boutique, et notamment avec le deuxième étage qui est un lieu historique de la beauté puisqu’il est le premier salon de beauté au monde (1939).
13h : Il est temps d’aller au Musée Rodin pour cette deuxième partie de journée !














je vois que vous aussi avez visitez les beaux locaux des champs élysées :-)
C’est Sylvaine qui vous a présenté les parfums ? :-)