Mille Miglia 2011 : En route pour Rome

Après un arrêt très court à Bologne, nous nous sommes remis en route pour Rome à 6 heures du matin.

Des paysages à couper le souffle

 

Sur cette étape sous un soleil de plomb, les voitures ont traversé les villes de San Marino, Sansepolcro et Rieti. Mais si il y a bien une route qui m’a rendu fou au volant, c’est à Spoleto !

Les moteurs souffrent


Pas évident de garder un moteur à bonne température, en plein midi et en plein bouchon.  Comme me l’expliquait le conducteur de la Ferrari numéro 174 « Si tu arrêtes le moteur, avec cette chaleur, c’est presque impossible de la faire redémarrer. Normalement si tu la pousses en seconde elle peut repartir… mais là on est en descente. Alors si vraiment tu es une tête brûlée, tu la démarres en marche arrière. Et si tu es croyant, tu fais comme lui [indique une Aston Martin dont les conducteurs semblent prier pour que l’aiguille de température ne monte pas]»

Autre leçon tirée de cette étape, l’huile de moteur. De ce que j’ai compris de l’Allemand qui venait de tomber en panne, la plupart des défaillances du moteur vienne d’une huile qui est devenue trop fluide, trop visqueuse ou qui s’est mélangée avec la condensation de l’eau. Du coup le moteur chauffe, puis génère des fuites (durites, culasses..) et se mélange à l’essence.  Résultat, baisse de puissance et le moteur ne répond plus.

 

Passage neigeux en plein Mai


Petit passage insolite de cette course, les montagnes sinueuses qui offre encore en plein mois de Mai un magnifique manteau neigeux.

Arrivée au Stadio Olimpico de Rome




Cette journée était magnifique avec une sensation d’aventure qui vous prend et vous pousse au delà de vos limites.

A ne jamais faire

J’avais fait l’erreur de ne pas m’hydrater assez et la sottise de ne pas manger de toute la journée. Résultat, je me suis retrouvé avec une migraine tenace vers 18 heures, les yeux qui pleuraient de douleur et de fatigue. Chaque virage était à la fois une prouesse technique et un coup de marteau à la tête. Mais la passion m’a sagement mené jusqu’au bout de l’étape… à 1 heure du matin.

Demain matin, les pilotes et moi même nous levons de nouveau à 6heure du matin pour la plus longue étape : retour à Brescia en passant par Bologne.

 

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Brian Leavy

BRIAN LEAVY, Co-fondateur

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25 ans, Paris, mobile. "Live Fast Loud"

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