
Le Japon est un bien étrange pays.
Outre sa richesse culturelle inestimable, c’est aujourd’hui un pays dont la société est rongée par un mal-être persistant. Perversions et fantasmes coupables hantent la société et choquent notre oeil occidental.
Pink Box, c’est le nom du backroom du Judo Music Strip Club d’Osaka. C’est aussi le nom du livre de Joan Sinclair, avocate et photographe américaine ayant vécu à Tokyo et aillant enquêté sur la seconde industrie japonaise: le divertissement sexuel (ou fuzoku).
C’est donc un recueil d’images et d’histoires glânés par Joan ayant obtenu ses entrées dans ces antres de la débauche. Comme la salle de classe où les hôtesses portent l’uniforme lycéen mais pas la petite culotte ou même le métro bondé de filles faciles…
C’est donc un témoignage aussi intéressant qu’inquiétant sur cette société qui perd ses valeurs.
Le site officiel du livre se trouve ici.


Réaction de Soma
le 21 février 2007
Outre la qualité certaine de ce livre que je ne connais pas (encore), outre le fait que les fantasmes japonais soient très … particuliers… ton affirmation “Perversions et fantasmes coupables hantent la société et choquent notre oeil occidental.” me semble un chouilla exagéré. Je m’explique : le verbe “hanter” me paraît un peu exagéré. La société japonaise n’est pas plus hanté par ses fantasmes qu’une autre. Même si une image pervertie du Japon est un lieu commun chez les occidentaux.
“choquent notre oeil occidental” : les fantasmes japonais sont-ils plus choquant que la pédophilie, la zoophilie, le snuff, etc… fort prisés par les occidentaux ?
La société japonaise est très complexe et très riche. Beaucoup trop complexe et riche pour qu’on se contente de s’y intéresser de manière superficielle.
La lecture du livre que tu nous présentes aujourd’hui est certainement pertinente, mais dans le cadre d’un intérêt plus global pour cette société.