Moynat, ou la revanche de la Maison de malles

Moynat, le plus ancien malletier parisien, revient sur le devant de la scène avec le soutien de LVMH.
Le week-end dernier, je flânais rue du Faubourg Saint-Honoré lorsqu’une vitrine non-familière m’a interpellée.

J’ai d’abord cru me trouver devant l’enseigne du malletier Goyard, tant les devantures des deux magasins se ressemblent : mêmes appellations rétro : « articles de voyage », mêmes teintes passées comme venues d’un autre siècle, mêmes piles de malles à l’entrée de la boutique… Sauf qu’à moins d’un mirage, Goyard se trouvait bien l’autre côté du trottoir.
Quelle maison avait ainsi eu l’audace de s’installer ici pour défier la prestigieuse maison française ? Sur le moment, cette idée m’a semblée invraisemblable, prétentieuse, et surtout vaine. D’autant plus que le nom de Moynat ne me disait absolument rien.

Et à moins que vous soyez collectionneurs de malles vintage, je suppute que ce nom ne vous évoque rien de plus qu’à moi. J’ai donc entrepris quelques recherches pour en savoir plus sur cette maison à l’ambition démesurée.
Pour me rendre compte (non sans quelque honte teintée de dépit), que Moynat n’était autre que l’un des plus prestigieux malletiers parisiens du 19ème siècle, que Bernard Arnault a décidé de faire renaître aujourd’hui.


Créée en 1849 dans le quartier de l’Opéra, la maison Moynat est rapidement devenue une référence en matières d’articles de voyage. Reconnue pour son savoir-faire traditionnel, Moynat est notamment devenu célèbre grâce à ses créations destinées au monde automobile, ainsi que ses innovations qui ont rendu les malles plus légères et imperméables… Sans compter ses participations remarquées aux Expositions Universelles.
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