Sous-vêtements : back to basics
A moins d’avoir vécu dans une grotte ces dernières années, vous aurez sûrement remarqué que le marché du sous-vêtement masculin a explosé.
Jamais nous n’avons eu autant de choix de couleurs, de matières et de modèles, à tel point que nous sommes arrivés à saturation.

Si, comme moi, vous ne vous extasiez plus devant le triptyque sacré (Calvin Klein – Emporio Armani – Diesel), ne baissez pas les bras; baissez plutôt le slip, shorty ou boxer, enlevez-le, et rangez-le définitivement dans le bac à linge.
Déclarons la guerre aux sous-vêtements flashy, débarassons-nous des logos et revenons à l’essentiel.

Je suis parti à la recherche du sous-vêtement parfait. Voici mes 3 règles à suivre pour atteindre le Saint Graal. Enquête.
1/ Simplicité
Messieurs, vous êtes tous déjà assez occupés comme ça, alors ne cherchez pas à vous compliquer la vie inutilement. Optez pour un modèle simple, confortable et fonctionnel.
Mais attention ! Simple ne veut pas dire « kangourou ». Ce n’est ni la forme, ni la couleur qui détermine le sex-appeal des sous-vêtements.
Ce qui compte par-dessus tout, c’est de trouver un modèle qui vous assure une forme seyante.
Le sex-appeal dépend avant tout de la confiance avec laquelle vous portez un sous-vêtement.

Petit détour à Stockholm chez Ron Dorff, créateur devenu une référence dans le milieu des sous-vêtements.
Inspiré du modèle original développé pour l’armée suédoise, le slip Ron Dorff sculpte et soutient à la fois, suivant de près les contours du corps masculin.
Ron Dorff pousse la simplicité à son paroxysme. Le résultat ? Le 747 Kit, concept tout simplement génial : 7 slips pour les 7 jours de la semaine, délicatement rangés dans un élégant coffret.
Enfin une proposition qui plaira aux plus maniaques d’entre vous !

Dépourvus de logo, ces sous-vêtements se déclinent en coton blanc et gris chiné, avec une paire bonus pour le dimanche en maille filet.
Que demander de plus ? Ron Dorff nous apprend deux leçons indispensables :
1) si vous tombez sur le bon modèle, restez-y fidèle.
2) A chaque occasion son sous-vêtement. Pensez donc à changer de modèle et de matière selon vos activités et vos envies.

2/ Qualité
On a tous un vieux caleçon assez miteux dont on a du mal à se séparer.
Pourtant je vous encourage à ne jamais baisser en qualité au moment de choisir vos sous-vêtements. C’est un investissement autant pour l’hygiène que pour votre propre estime.
Prochain arrêt le Derbyshire. C’est ici, au fin fond de la campagne anglaise, que se trouvent les usines Sunspel.
Marque de sous-vêtements et de prêt-à-porter masculin haut-de-gamme, Sunspel existe depuis 1860. C’est en 1947 que Sunspel présente le premier « boxer » (caleçon).
Sunspel se démarque de ses concurrents par une obsession absolue de qualité.
Tous leurs sous-vêtements sont faits main à partir de matières nobles, dont le coton péruvien dit « Pima », le coton égyptien et le cachemire.
Fournisseur de matières pour les collections de prêt-à-porter Thom Browne, Sunspel a également collaboré avec Kris Van Assche pour une collection de sous-vêtements simple et sobre

On dit chez Sunspel qu’à la manière d’un bon vin, un caleçon Sunspel s’améliore avec le temps.
Pour le « loungewear », rien ne vaut l’incontournable « boxer », doux et ample. Pour la journée, privilégiez plutôt le shorty taille basse ou le slip noir ou blanc. Niveau qualité, vous ne serez pas deçus !
3/ Légèreté
Un sous-vêtement doit faire office de seconde peau. Oubliez donc les matières lourdes et collantes, et tournez vous vers les microfibres.
Tout simplement époustouflantes, les avancées technologiques dans la fabrication des sous-vêtements ont permis de littéralement libérer l’homme.
Départ en Suisse pour découvrir le secret le mieux gardé du monde des sous-vêtements : Zimmerli.
Vous vous souvenez du fameux débardeur blanc porté par Stallone dans le film Rocky ? Zimmerli. Et de celui de Joaquin Phoenix dans le rôle de Johnny Cash ? Zimmerli.

Marque relativement confidentielle, Zimmerli compte parmi ses clients Brad Pitt et David Beckham (Et oui, même lui a abandonné les Emporio Armani !).
La vraie force de cette marque est son sens de l’innovation.
Deux modèles en particulier ont attiré mon attention : le Pureness et le Pure Comfort.
Le Pureness est fabriqué à partir du « micromodal », fibre ultra-légère : il en faudrait 10,000 mètres pour atteindre un poids équivalent à un gramme.
Le Pure Confort, quant à lui, est fait de coton mercerisé, un tissu qui compte environ 1200 mailles au centimètre carré (par rapport à une moyenne de 600 à 700).
Au final, Zimmerli fait de l’innovation une source de grande sensualité.
A la recherche du sous-vêtement parfait
Ayant fait le tour les meilleures griffes européennes de sous-vêtements, il ne restait qu’une tâche à accomplir : trouver le sous-vêtement parfait. Mais existe-il vraiment ? La réponse est venue de Suède, là où mon périple a commencé…
C’est complètement par hasard que je suis tombé sur une marque au nom évocateur, The White Briefs.
Créée en 2009 par Peter et Henriette Simonsson, la jeune marque suédoise a su s’imposer aux côtés des plus grands acteurs du marché grâce à un concept on ne peut plus simple : des sous-vêtement intemporels, parfaitement coupés et d’une qualité irréprochable.
Leur modèle phare, un slip blanc en résille, est le fruit d’une collaboration réussie avec la revue masculine Fantastic Man.

Quand j’ai reçu le modèle en question, j’avoue que j’étais légèrement gêné.
En bon britannique pudique aux goûts plutôt classiques, je me voyais mal porter un slip « filet de pêche ».
Mais dès que je l’ai enfilé, j’ai été séduit par la douceur du coton organique, la justesse de la coupe et la suprême légèreté de la matière.
Je me sentais à la fois exposé et protégé, sensation bien étrange qui révèle la relation profondément intime qu’on entretient tous avec nos sous-vêtements.
La magie de The White Briefs est d’avoir réussi à définir l’intimité au masculin dans un parfait équilibre de sensualité et de modestie, tout en respectant mes trois règles d’or : simplicité, qualité, légèreté. Enfin un homme comblé, je ne les quitte plus et cours chez Colette m’en procurer quelques paires.

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peux tu me dire la marque des slips et boxer en photo dans ton article( ceux avec la petite plaque metallique)
merci beaucoup.
Vincent.
Bonjour Vincent !
Il s’agit des sous-vêtements Ron Dorff (747 Kit), disponibles chez Colette.
Bonne soirée !
R.
OUi au retour au simple et efficace , c’est bien plus confortable et sexy !
mon préfeéré est le slip Petit Bateau… la simplicité et le confort… souvent mis en avant dans l’officiel homme et tétu !!
Très bon article. Justement je cherchais des sous vêtements classiques et de bonnes qualités.
[...] rouge… Certes, mais de façon subtile sur cet élégant sous-vêtement (rappelez-vous de notre dossier). Nouvelle année pour nouveaux sous-vêtements, ça nous paraît être un bon slogan ! 35€ chez [...]